Compte rendu de la mobilisation du 14 novembre 2019

Ce 14 novembre, tous les hospitaliers manifestaient leur profonde colère face à la politique de santé du gouvernement qui se traduira par l’aggravation de nos conditions de travail, la détérioration de la prise en charge des patients et de la sécurité des soins.
268 services d’urgence sont encore touchés par un mouvement social, rejoint depuis par les IBODE et IDE des blocs opératoires. Aujourd’hui, tous les professionnels expriment leur ras le bol et leur exaspération. Ce ne sont pas les « mesurettes » annoncées par la ministre qui les rassurent. Les manipulateurs radios seront en grève le 21 novembre et annoncent une journée « radio morte » (préavis déposé au CHU de Montpellier), tandis que la colère couve chez les IADE…

Au CHU de Montpellier, la CGT a informé les usagers sur la situation catastrophique des hôpitaux, tandis qu’une délégation était reçue par l’attachée parlementaire d’un député de l’Hérault, praticien au CHU de Montpellier.

Lors de cette entrevue, outre les revendications nationales, l’ensemble des problématiques locales au CHU ont été abordées :

  • Réglementation du temps de travail : non prise en compte du temps d’habillage/déshabillage, du temps de transmission oral, des dépassements horaires pour nécessité de service en tant que temps supplémentaire ; non-respect des temps partiels qui sont largement exploités ; plannings non réglementaires (pas de dimanche de repos à la quinzaine).
  • Logiciel Chronos : explosion des compteurs DRCV et du temps non pris en compte pour les CET qui s’apparente à du travail dissimulé (pas de cotisations sociales en l’absence de paiement ou de récupération = moins de financement pour nos établissements).
  • Situation alarmante du pôle gérontologie dénoncé depuis juillet par la CGT (CHSCT de juillet) et du pôle psychiatrie (violences, sous effectifs, surnuméraire).
  • Mouvement de grève des IBODE qui réclament la reconnaissance de leur spécificité, de leur expertise, du travail invisible (tâches péri opératoires) par un salaire à la hauteur de leur qualification.

 Plus largement, nous avons échangé sur les difficultés rencontrées par les personnels à qui on impose des cadences infernales, ce qui les amène à prioriser des soins et ne leur permet donc pas de travailler en accord avec leur éthique professionnelle. Ce constat est valable pour l’ensemble des professionnels du CHU qui ont le sentiment de « travailler à la chaîne ». 

La dernière trouvaille du ministère consiste à financer des actions de QVT par le comité de gestion des œuvre sociales (CGOS). Il s’agit là du détournement pur et simple des cotisations sociales des hospitaliers !

Pour autant, les agents ne sont plus dupes. Même si le gouvernement tente d’étouffer la grogne en distribuant des « primes » au fil des mouvements sociaux, les revendications restent inchangées :

  • Augmentation des salaires pour tous.
  • Hausse des effectifs et réouverture des lits supprimés.
  • Prise en compte de la pénibilité (pour la filière infirmière) et maintien pour les personnels qui en bénéficient, ces derniers remplissant beaucoup plus de critères de pénibilité que les forces de l’ordre pour qui le maintien est déjà acquis.

En préambule, nous avions abordé le financement dédié aux dépenses de l’assurance maladie (notre principal financeur) dont même le ministère reconnait qu’il est largement en-deçà des besoins, ce qui n’a pas empêché qu’il soit adopté en première lecture.


Nous avons donc demandé que le député LREM, praticien au CHU de Montpellier, revoit son vote en seconde lecture. Il va de soi que notre organisation communiquera le vote des différents parlementaires sur ce projet de loi.
Fait rare en France comme à Montpellier, le corps médical a participé à cette journée de mobilisation, y compris dans les facultés de médecine.
Dates à retenir 
21 novembre 
Grève des manipulateurs radios : journée radio morte.
 
5 décembre 
Grève contre le projet de réforme des retraites : départ de la manifestation départementale à 10h30 du Peyrou.
Rejoignez-nous en tenue de travail dans le cortège CGT spécifique « santé ».
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