Pour que le jour d’après ne ressemble pas au jour d’hier ! Chapitre III « Ségur de la santé » : Négociation ou concertation ?

Depuis 15 jours et jusqu’à la journée de mobilisation nationale des hospitaliers du 16 juin prochain, nous organisons les « mardis de la colère » pour sensibiliser les personnels et la population à la situation du service public hospitalier.
La méthodologie. Annoncé en grande pompe par le gouvernement, le « Ségur de la santé » censé calmer la grogne des hospitaliers dans un contexte de gestion hasardeuse de la crise sanitaire ne prend pas le chemin escompté.

Pour la CGT, « aller vite et fort » comme l’a dit Édouard Philippe lors de l’ouverture ne doit pas être synonyme de « faire vite et mal ». Cela doit se traduire par une réelle volonté de rupture avec les politiques antérieures d‘austérité pour la santé et l’action sociale.

8 milliards pour l’automobile, combien pour l’Hosto ? La CGT s’interroge sur les moyens financiers mis sur la table des « négociations ». Le gouvernement demande de faire des propositions crédibles. Depuis plusieurs années, les personnels sont en forte attente de mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de travail et de rémunération ainsi que le déroulement des carrières, cela déjà avant et pendant cette crise sanitaire.
Attention aux faux espoirs, la prime COVID suscite déjà un fort mécontentement de par son clivage…

4 thématiques se limitant aux personnels soignants. Nos établissements fonctionnent grâce l’investissement et au professionnalisme de tous les personnels, de toutes les filières médicales, paramédicales, sociales-éducatives, administratives et techniques.
Nous exigeons que les travaux prennent en compte tous les personnels.

  1. Priorité aux augmentations significatives et urgentes des rémunérations.
    1. Refonte des grilles de salaires et des déroulements de carrière.
    2. Intégration des éléments annexes dans le traitement (NBI, primes, etc…).
    3. Egalité professionnelle en reconnaissant nos métiers à prédominance féminine à leur juste valeur.
  1. Définir une politique d’investissement et de financement aux services des soins.
    1. Recrutements, plan de formation, hausse des places en formation.
    2. Effacement de la dette des établissements représentant 30 milliards…
    3. Suppression de la taxe sur les salaires dans la FPH (4 milliards d’€ alors que les établissements privés lucratifs la récupèrent !
    4. Augmentation de l’ONDAM, fin de la T2A et du PLFSS.
    5. Porter une attention particulière à la psychiatrie et aux EHPAD.
  2. Simplifier radicalement les organisations et le quotidien des équipes
    1. Respecter la réglementation du temps de travail et des temps de repos.
    2. Etendre les ratios à tous les secteurs de soins.
    3. Permettre l’articulation entre vie privée et vie professionnelle.
    4. Aide au logement, garde d’enfant…
  3. Fédérer les acteurs de la santé dans les territoires au service des usagers
    1. Mise en place de centres de santé avec des équipes pluridisciplinaires FPH en lien avec la ville et l’hôpital.
    2. Ouverture d’établissements de proximité.
    3. Créations de lits pour répondre aux besoins.

MARDI 9 JUIN 2020

PIQUE-NIQUE DE LA COLERE

RDV A 12H00 SUR LE RONDPOINT DE LAPEYRONIE

 

*Ce mouvement se poursuit dans toute la France tous les mardis, jusqu’à la journée de mobilisation du 16 juin organisée par les 11 organisations en lutte depuis 2 ans pour défendre l’hôpital public (Amuf, APH, CFE-CGC, CGT, Unsa, Solidaires, les collectifs Inter-Blocs, Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences, Printemps de la psychiatrie et la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité).

Ps : les gestes barrières et les mesures de distanciations sociale restent en vigueur. Au vu des températures, des rafraîchissements seront proposé avec participation libre, pensez à vos éco-cup.

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