La psychiatrie en état d’urgence : toutes et tous mobilisé-e-s le 15 novembre !

Le fossé s’est creusé entre les besoins de la population et les moyens dont nous disposons pour y faire face. Les mesures d’austérité que nous inflige le gouvernement entraînent des fusions de secteurs, l’intégration de la psychiatrie dans les Groupements hospitaliers de territoires se traduisant par des suppressions de lits, des fermetures d’unités d’hospitalisation et de structures extra-hospitalières tels que les Centres médico-psychologiques…

La dégradation des conditions de travail des agent.e.s et salarié.e.s de la psychiatrie qui ne voient aucune cohérence dans la politique de santé actuelle se traduit par de nombreuses luttes locales pour défendre l’amélioration de la prévention, de l’accueil, de l’accompagnement et du suivi des patient.e.s, passant par la nécessité d’augmenter les effectifs en personnel qualifié pour une prise en charge pluridisciplinaire de qualité.La psychiatrie privée est, elle aussi, en grande souffrance !

La politique de restrictions budgétaires menée dans les établissements a des conséquences sur l’accueil et l’accompagnement des patient.e.s. Elle suscite inquiétude, parfois désarroi, et génère de la souffrance auprès de celles-ceux-ci. Les patient.e.s sont les premières victimes  d’un système de soins  qui s’éloigne et se délite devant elles-eux. Le sentiment d’abandon, d’incompréhension ainsi que la perte de sens est aussi généralisée auprès des professionnel.le.s sur le terrain qui, souvent, relaient des difficultés mais ne se sentent pas entendu.

Face à la régression infligée aux soignants et aux patients, la solidarité est notre seule arme !

Les dernières annonces faites par Madame Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé, notamment sur la volonté du gouvernement d’intégrer la psychiatrie dans les hôpitaux généraux sont vécues comme une provocation.  Solution,  selon  elle,  pour  «  moderniser » et « valoriser » la psychiatrie qu’elle perçoit comme une discipline trop coûteuse, arachaÏque et peu efficace. Le discours est immuable : « l’alternative à l’hospitalisation, l’orientation vers le médico-social, les économies etc. » sont les seuls indicateurs de cette politique même si cela doit se faire  au  détriment de  la santé des personnels et des populations les plus fragiles et les plus défavorisés de notre pays. Rappelons la malhonnêteté de cette argumentation, car l’activité de la psychiatrie est historiquement fondée sur une prise en charge globale du patient qui s’effectue déjà à presque 80 % en ambulatoire.
De plus, la psychiatrie, par son organisation en secteur géographique, permet un maillage sur tout le territoire de la population. Cette notion est essentielle, elle devrait au contraire inspirer toutes les autres disciplines dans le secteur de la santé et de l’action sociale, car elle permet une prise en charge au plus près des patient.e.s et de leur famille.

L’accessibilité, la prévention, la proximité, la qualité de la prise en charge et la gratuité des soins par la poursuite d’une forte politique de secteur est le gage d’une prise en charge « moderne et ambitieuse » pour la psychiatrie ! Le plan« ma santé 2022 » qui s’est fait sans concertation avec les organisations syndicales représentatives des personnels, n’aborde pas les enjeux et les moyens nécessaires à allouer à la psychiatrie. Il est à déplorer que la politique de ce gouvernement se limite à la gestion des faits divers et de la période de crise alors qu’il faudrait en urgence un plan et une loi spécifique afin de déterminer des objectifs et des moyens nécessaires à leur mise en oeuvre.

LE 15 NOVEMBRE

MOBILISONS-NOUS, RASSEMBLONS-NOUS,

FAISONS GREVE !

Tous ensemble pour une psychiatrie humaniste et solidaire

 Venons avec notre créativité, notre engagement, notre « folie » au service du bien-être de toutes et tous !

La CGT a des propositions pour une psychiatrie respectueuse d’une prise en charge globale de qualité des patients passant par l’amélioration des conditions de travail des personnels.

Un plan d’urgence spécifique à la psychiatrie afin de répondre aux besoins de la population au plus près des patient.e.s comprenant :

  • l’arrêt du démantèlement de la psychiatrie (fermeture de structures, de lits et suppressions de postes).
  • le financement d’effectifs suffisants pour assurer des soins de qualité et la sécurité des patient.e.s et des soi- gnant.e.s
  • des formations initiales adaptées à la psychiatrie.
La reconnaissance de la pénibilité de nos métiers avec un départ anticipé à la retraite
  • Amélioration des conditions de travail des personnels passant par des consultations, concertations, négociations obligatoires avec ceux-ci et les organisations syndicales qui les représentent.
  • Augmentation du point d’indice pour une vraie revalorisation de nos salaires

Concernant plus spécifiquement les infirmier.e.s, nous refusons de payer pour travailler !

La CGT est contre les ordres professionnels !

Télécharger le tract : 64.18 PBG.NE TRACT PSY 15 NOVEMBRE VC181018VC 30 10 2018

 

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