Le saviez-vous ? Suppression de lits et de postes

Dans le cadre de l’instauration des GHT et du virage ambulatoire prôné par les pouvoirs politiques, un grand plan de fermeture de 16 000 lits et de suppression de 22 000 postes est engagé dans la fonction publique hospitalière tel un rouleau compresseur avec la mise en place de nouvelles maquettes organisationnelles. Ces maquettes, élaborées par des « techniciens » étrangers à l’univers hospitalier, sont calculées sur les taux d’occupations des lits, les durées moyennes de séjour… Pour la CGT, l’activité de service public ne se résume pas à des minutes que l’on additionne froidement, l’activité de service public c’est le facteur humain, la qualité des soins, le temps passé auprès des patients et à des tâches non quantifiables…

Chaque service a ses spécificités et ses propres besoins dont seuls les agents de terrain, c’est-à-dire ceux qui les vivent et souvent les subissent, sont à même de parler. Pourtant, à aucun moment au cours de l’élaboration du projet, le personnel n’a été consulté…

Nous le savons, ce plan national n’épargnera aucun hôpital public.
A Montpellier, ce dispositif est actuellement en cours de mise en place en Chirurgie pédiatrique et en Chirurgie orthopédique :

  • suppression de lits d’hospitalisation complète et transformation en lits d’accueil pré-opératoire à J0 et en ambulatoire,
  • suppression de 9 ETP (équivalents temps plein) en pédiatrie et 11,7 ETP en orthopédie.

Cette mise en place ne s’arrêtera pas là ! Le déploiement des maquettes est annoncé : aujourd’hui, la Chirurgie orthopédique et la Chirurgie Pédiatrique, demain le Pôle EMMBRUN puis le Pôle Neuroscience Tête et Cou, Saint-Eloi, La Colombière, les SSR et l’USLD.

Ces nouvelles organisations mettent en péril la prise en charge globale du patient et la qualité de cette prise en charge. Quels gestes devront être laissés de côté par manque de temps ?
Quels patients resteront en attente de soins par manque d’effectifs ?
Et quid de l’impact de cette organisation sur des soignants déjà malmenés ?
Quel avenir pour le service public hospitalier ?

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